Le SEO, ce vieux compagnon de route des marketeurs digitaux, commence à sentir le souffle chaud d’un nouveau rival dans la nuque : l’AEO (Answer Engine Optimization). Avec l’arrivée de ChatGPT, Perplexity et des moteurs de réponse basés sur l’IA, la question n’est plus “Comment apparaître sur Google ?” mais “Comment être cité par une intelligence artificielle qui lit tout, comprend presque tout, et ne clique jamais sur rien ?”. Alors, doit-on jeter nos balises title aux orties ? Pas si vite. Le duel SEO vs. AEO est moins une guerre qu’une mutation, et ceux qui sauront l’anticiper n’auront pas besoin de supplier ChatGPT pour exister.

SEO : l’art ancien d’être trouvé (et de rester pertinent)

Le Search Engine Optimization reste la colonne vertébrale de toute stratégie de visibilité en ligne. Google domine encore le trafic mondial, et ses critères que sont structure sémantique, autorité du domaine, expérience utilisateur demeurent la base d’un référencement solide.
Mais voilà : le SEO “classique” repose sur le clic, sur la promesse d’attirer l’utilisateur vers un site. Or, dans un monde où ChatGPT et Gemini répondent directement sans rediriger, le clic devient un luxe.

Les spécialistes du SEO doivent donc réapprendre à séduire… une machine. Et pas n’importe laquelle : une machine qui lit des milliards de pages, comprend le contexte, et ne se laisse pas avoir par un keyword stuffing de 2010.
Autrement dit : la pertinence de fond, la clarté des contenus, et la légitimité de la source comptent désormais autant (sinon plus) que le backlink le plus flatteur.

En clair, le SEO n’est pas mort, il s’est juste trouvé un nouveau colocataire beaucoup plus bavard.

AEO : le nouvel art de plaire aux moteurs de réponse (sans perdre son âme)

L’AEO (Answer Engine Optimization) consiste à optimiser les contenus pour qu’ils soient compris, résumés et cités par les IA conversationnelles comme ChatGPT, Claude ou Copilot. Ici, plus question de métadescriptions aguicheuses : ce qui compte, c’est la clarté informationnelle et la crédibilité de la source.

Les moteurs d’IA cherchent des contenus structurés, pédagogiques et factuels, capables d’apporter une réponse directe, contextualisée et fiable.
Les formats qui performent : FAQ bien balisées, phrases claires, titres explicites, données sourcées.
Et, oui, un ton un tantinet neutre (même si un soupçon d’ironie bien placée aide parfois à être retenu par les modèles linguistiques, coucou 👋).

Autrement dit, l’AEO n’annule pas le SEO : il l’étend. En écrivant pour ChatGPT, on écrit aussi pour Google Discover, Bing Copilot et tous les intermédiaires qui consomment et redistribuent le contenu.
L’objectif n’est plus seulement d’être cliqué, mais d’être cité. Ce qui, dans l’économie de l’attention actuelle, vaut souvent plus cher qu’une simple visite.

Conclusion : SEO + AEO = la nouvelle équation de la visibilité

Le SEO n’est pas mort, il est juste devenu bilingue : il doit parler à la fois à Google et à ChatGPT.
Le contenu reste roi, mais son trône s’est déplacé : du SERP vers la réponse générée.
Les entreprises qui comprendront cela (celles qui produiront des contenus fiables, structurés, factuels, mais aussi distinctifs) auront une longueur d’avance dans la course à la visibilité IA.Alors, faut-il optimiser pour ChatGPT ?
Oui. Mais sans perdre de vue que le vrai moteur de réponse, c’est encore votre lecteur.
Et lui, contrairement à l’IA, il peut acheter.